Antisystmescolaire

21 juin 2012

lycée autogérée de Paris

Classé sous l'autre école — antisystmescolaire @ 11 h 51 min

Rencontre à l’occasion de la foire à l’autogestion:

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16 juin 2012

Libres enfants de Summerhill, Alexander Sutherland Neill, Gallimard, 1985

Classé sous l'autre école,livre — antisystmescolaire @ 21 h 20 min

1960. C’est l’histoire d’une école autogérée fondée en 1921 dans la région de Londres, qui a fait grand bruit. A. S. Neill, son fondateur, imprégné de psychanalyse, y a instauré le  » self government « , fondé sur le principe de liberté (y compris sexuelle) et exempt de tout interdit. Paru en France en 1970, dans l’ambiance libertaire post-soixante-huitarde, un an après celui d’Ivan Illich (Une société sans école), Libre enfants de Summerhill deviendra le best-seller des éditions Maspéro.

http://www.dailymotion.com/video/xc3pwx_les-enfants-de-summerhill-1-film-do_lifestyle

 

 

REPORTAGE : une journée ordinaire à l’école Labori + présentation des outils pédagogiques, par Nadia Monier CNT STE 75

Classé sous l'autre école — antisystmescolaire @ 20 h 03 min

Sommaire:

  • Résolution des conflits et gestion coopérative

Lors de la préparation du deuxième numéro sur l’école en 2020, nous cherchions, pour ne pas trop sombrer dans le pessimisme, comment dire ce que nous aimerions pour l’école de demain. Voilà comment je me suis retrouvée, sur le temps de ma journée non travaillée, à jouer le petit reporter à l’école Fernand-Labori. Cette école, située dans le 18e arrondissement de Paris, à deux pas de la mienne, a la particularité de fonctionner presque entièrement en pédagogie Freinet.

Il est 8 h 20, j’arrive à l’école Labori. Tout le monde a oublié ma venue. Jusque-là, l’ambiance est exactement la même que dans n’importe quelle école (hormis le fait que la directrice est en stage avec le collectif anti-hiérarchie).  Je mets le grappin sur Émilie, maîtresse de CE2 CM1 CM2 que je connais pour l’avoir souvent croisée en AG, ça crée du lien… Elle accepte de m’accueillir dans sa classe.

 

8 h 30 – Ça sonne

 

Émilie ouvre la porte de sa classe, qui est au rez-de-chaussée et donne sur la cour, comme toutes les classes de cette école. Les enfants viennent s’installer. Un peu de neige est tombée cette nuit, l’ambiance est joyeuse. Pas de rang dans les escaliers, pas de cris pour obtenir la montée en silence. La journée peut commencer.

 

8 h 35 – La porte de la classe mitoyenne s’ouvre

 

L’enseignante de la classe voisine envoie un enfant avec une « fiche de réflexion », car il s’est moqué d’un élève qui venait de se faire mal – les risques du verglas ?– « Qui fait l’appel de la cantine, déjà ?– Moi »L’appel commence, pendant qu’une enfant écrit la date au tableau.

 

8 h 40 – Quoi de neuf ?

 

« Je vous présente un tour de magie avec Fara… » une explication du tour, un grand cinéma de grande magicienne… Tout ça n’est pas très clair, s’ensuit un débat qui ne clarifie pas vraiment le tour. Je n’y comprends rien, mais apparemment, je suis la seule. Un deuxième enfant vient raconter la pièce de théâtre qu’il a vue la veille avec le centre de loisir. Émilie intervient très peu, et uniquement sur la forme. C’est leur moment, après tout. Les autres enfants s’intéressent, posent des questions, ça roule tout seul.

8 h 55 – Début du « plan de travail »

 

Deux élèves viennent s’installer sur l’un des deux ordinateurs du fond de la classe. Les autres se mettent au travail. Ils ont le droit de parler, pourtant une impression de calme se dégage de la classe. Je me balade, les élèves répondent à mes questions, visiblement, ils sont habitués aux visites d’adultes, je fais partie des meubles. Tous les enfants sont au travail…Pendant ce temps, Émilie organise la « semaine des arts », grand événement de l’école tous les ans avant noël. Un tableau très compliqué, les sorties, les ateliers sont nombreux.

 

10 h 15 – La récréation

 

Les élèves de cycle 2 terminent leur récréation et laissent leur place aux « grands » dans la petite cour aux murs couverts de fresques. À chaque récréation 6 élèves peuvent s’inscrire pour rester en classe. Est-ce encore un privilège de cette architecture de plain-pied ? Est-ce que dans une école caserne comme la mienne, située trois rues plus loin, on pourrait laisser les enfants au troisième étage, sans la surveillance d’un adulte… ? Même avec un système très bien rodé de « gêneurs » qui ôtent le droit de rester en classe à ceux qui ne respectent pas les règles, je m’interroge… C’est pourtant tentant, l’idée de ne pas toujours marcher en un seul troupeau.

 

10 h 30 – Retour de la récréation…

 

Ah, cette entrée en classe sans escaliers…En principe, le conseil a lieu dans toutes les classes à la même heure, le jeudi, pour permettre l’envoi des messages d’une classe à l’autre. Exceptionnellement, le conseil a lieu le matin, car cet après-midi, des policiers viennent parler sécurité routière en classe. Tiens, revoilà les deux policiers débonnaires dont je n’ai pas voulu dans ma classe la semaine dernière. Ah, me voilà rassurée, enfin un point commun avec mon école ! Le conseil est ouvert : je propose, je désire, je critique, je félicite. Les propositions : que toute l’école fasse un grand bonhomme de neige quand il y a de la neige, que la neige ne soit pas ramassée trop vite : « Pourquoi les dames de service nous enlèvent la neige ? Nous, on l’aime bien la neige, et après on n’en a plus pour jouer. » « Que l’école investisse dans un canon à neige, pour qu’on puisse avoir de la neige toute l’année, même au mois de juin. » C’est vrai, soyons réalistes, demandons, etc. Ces propositions sont débattues avec sérieux, parfois rejetées, parfois envoyées au « conseil de délégués » qui a lieu chaque semaine.« Je propose qu’on puisse apporter de la musique, et s’inscrire pour prêter son MP3 à ceux qui n’en ont pas. » Certains rappellent le règlement de l’école, ça négocie dur ! Ces petits ne lâchent pas le morceau !« Je désire changer de place… » Et la dernière fois, il semble que certains aient exprimé le désir d’aller à la cité des enfants de La Villette, car la maîtresse s’est renseignée sur le prix. Pas de sous pour le moment…Tiens, je remarque que les élèves vont librement aux toilettes. Sans demander la permission ni déranger personne… Il y juste une pancarte près de la porte pour signaler qu’un enfant s’y trouve déjà. Moi qui me sentais déjà très gonflée de laisser mes élèves y aller alors que beaucoup d’enseignants refusent. Et là, sans permission ? Quelle audace ! Allez, la semaine prochaine, j’ose les WC en libre accès ! Je critique : Malgré les « messages clairs », un conflit persiste entre deux élèves. L’un reproche à l’autre de lui demander tout le temps de l’aider pendant qu’il fait son travail. Les autres interviennent. « Tu t’es inscrit pour aider en conjugaison, donc tu dois le faire. » « Mais s’il n’a pas fini, il doit attendre un peu ou demander à quelqu’un d’autre. » Quelles solutions ? « Je veux changer de place. »J’aime beaucoup les « messages clairs ». Un grand classique ? Une invention de l’école ? Je ne sais pas. Émilie m’apprend que même les adultes ont fini par les utiliser. Il est vrai que nous, qui ­donnons toujours des leçons de communication à nos élèves, aurions beaucoup à gagner à mettre en œuvre ces belles idées que sont la franchise et le dialogue. Le conseil se termine par l’étude en cours, point par point, du règlement intérieur pour le modifier si nécessaire et vérifier qu’il est bien compris. Une discussion très intéressante sur le respect s’installe en passant, une autre sur le sens des sanctions, des excuses, et la responsabilité en cas de bêtise. Et le conseil se termine. Une seule élève a dû être « isolée », les élèves ont entièrement organisé et nourri la discussion. Allez, une petite phrase pour finir : « Le conseil d’école, c’est un conseil d’élève pour les grands ». Ah, si seulement tous nos conseils d’école avaient cette qualité d’échanges !

 

11 h 30 – Allez, c’est l’heure de manger.

 

Voyons si les adultes sont aussi forts que leurs élèves. Je m’installe dans la spacieuse salle des maîtres (décidément, l’architecte de cette école mérite un bon point, et même le tableau d’honneur !). Les enseignants arrivent peu à peu, l’ambiance est franchement détendue. L’accueil est chaleureux, on y parle autant de travail que de choses très anodines, on rit beaucoup, peut-être un peu plus que d’habitude, il n’y a pas de raison que la neige ne mette que les enfants de bonne humeur. Jusque-là, ça me semble une ambiance de salle des maîtres très agréable, mais heureusement, ce n’est pas si rare. Ah… si, il manque quelque chose ! Depuis une heure que je suis là, assise à rire avec eux, je n’ai pas entendu un mot de colère ou de désespoir sur un élève, mince, on est quand même à Porte de Clignancourt ! Je travaille aussi dans ce quartier et la première question qu’on me pose lorsque je le dis est « ah… et ce n’est pas trop dur ? ça va les élèves là-bas ? ». Alors, quand même, j’interromps leurs conversations : « Dites, depuis une heure je n’ai entendu personne se plaindre d’un élève, ça ne vous arrive jamais de craquer ? – Ben, on a des réunions tous les vendredis, on peut en parler à ce moment-là. » Ah, oui, forcément, mais si on travaille en collectif, c’est de la triche, quand je pense à l’énergie dépensée par nombre d’instits pour résoudre leurs problèmes tout seuls. C’est vraiment trop facile comme ça ! Je continue à poser des questions et j’apprends que les élèves participent aux conseils d’école. Intervention d’un élève lors d’un de ces conseils : « Je ne comprends pas, le conseil n’a pas encore parlé de base élèves, c’est pourtant à l’ordre du jour. »La pause déjeuner se termine, ma petite enquête discrète m’a donc révélé que j’avais affaire à des individus normaux, qui parlent tricot autant que boulot (véridique !), ils ne travaillent pas plus qu’avant ou qu’ailleurs, selon eux (c’est ce qu’ils disent, à vérifier, quand même…), et, surtout, ils ont l’air ­à peu près aussi sereins que leurs élèves. Il ne m’a pas fallu bien longtemps pour découvrir leur secret : le collectif.

 

13 h 30 – C’est reparti

 

Je m’invite dans la classe de Sandrine, qui a des CP-CE1. Dans l’école, tous les enseignants ont des classes à double ou triple niveau. Un peu de musique classique avant que chacun aille vaquer à ses occupations. Les uns partent en bibliothèque avec Cécile, l’enseignante « supplémentaire » (privilège des écoles « difficiles »), pour des recherches documentaires qui viendront compléter la très belle collection déjà accrochée au mur, d’autres s’attellent à leur plan de travail. Sandrine garde un petit groupe en lecture. Le double niveau tant redouté par beaucoup de collègues apparaît comme une richesse évidente. Au lieu d’avoir un double travail, c’est l’occasion de s’adapter en souplesse au niveau des élèves, de les prendre en petit groupes, de développer l’entraide. Quel calme…

 

15 h 00 – Récréation

 

Je croise un remplaçant de la circonscription, surpris de me trouver là. « Ah lala, je remplace Amar, un triple niveau CE2-CM1-CM2, c’est terrible, vraiment, ce n’est pas un cadeau ! » Ah, enfin quelqu’un qui se plaint ! Je commençais à me croire sur une autre planète ! Il faut reconnaître que pour un remplaçant, ça n’est peut-être pas facile…15 h 15 – C’est l’heure du conseil pour toute l’école  J’ai demandé à être invitée dans la classe des « grande section -CP », pour voir comment se passe le conseil chez les petits. Ici encore, un joyeux bazar encombre les murs et les étagères, reflet de la richesse de proposition des enfants, de la multitude de ce qui est mis à leur disposition. Comme dans les deux premières classes, on sent que les enfants se sont approprié l’espace. Toujours le même accueil chaleureux, l’envie de faire partager. Toujours la même atmosphère décontractée. Je suis en train de passer ma journée de repos dans une école, à observer des adultes et des enfants paisibles au travail. Peut-être que j’avais secrètement espéré voir des personnes quand même un peu surchargées de travail, un peu rigides dans leurs principes pédagogiques. Eh bien non, même pas !

 

Le conseil démarre

 

Après les changements de responsabilités. Viennent les propositions. Les petits de 5 et 6 ans, probablement un peu motivés par notre présence attentive (Anne-Sophie, qui est prof dans le collège du secteur vient de me rejoindre), sont impressionnants. Ça fuse :« – Je propose que ce soit un grand (ou un petit) qui dise qui reste dans la classe pendant les récréations. » Le débat est ouvert :  « – C’est bien ! – C’est pas bien… » On vote. 8 pensent que c’est une bonne idée, 11 non. La proposition n’est pas acceptée (11, c’est plus que 8, un peu de maths en passant !).– Je propose que lundi ce soit un grande section qui fasse la responsabilité, mardi un CP, jeudi un grande section, vendredi un CP.– Je propose que le lundi et le jeudi, les grande sections aident les CP pour faire le travail.– Je propose que les CP lisent des histoires aux grandes sections.– Je propose que les enfants jouent en attendant les parents.– Je propose que ce soit les enfants qui remplissent le cahier d’appel pour la cantine.– Je propose que les grands (CE2, CM1, CM2) nous racontent des histoires dans la classe le lundi et le vendredi.– Je propose que quand il y a des petits papiers par terre, on prenne un balai pour les ramasser.– Je propose que quand il y a trop de bruit, la maîtresse ait un instrument pour nous dire de faire moins de bruit. »Tout cela est discuté et voté, on sent les choses bien installées. Suivent les « je critique » et « je félicite », et la journée se termine.

 

Le lendemain

 

Je repars de l’école avec la conviction qu’une autre manière de travailler est possible. Je réalise que de toute la journée, je n’ai pas entendu un seul hurlement, une seule parole de mépris ni de découragement. Et loin de me décourager, mon retour en classe le lendemain a été rempli du désir de mettre en place un peu de ce que j’avais vu la veille, de trouver un peu de cette sérénité. Conclusion : le travail en commun fait avancer les choses, la pédagogie choisie joue un rôle sur l’état de tension des élèves et des enseignants, la formation doit passer par les échanges pratiques entre enseignants plus que par des conférences pédagogiques magistrales. Trois belles évidences confirmées, mais peut-être qu’en envisageant ainsi le travail, je pourrai tenir jusqu’en 2020… ■

LE MESSAGE CLAIR

 

Un message clair est une petite formulation verbale entre deux personnes en conflit : une victime, qui se reconnaît comme ayant subi une souffrance et un persécuteur identifié par la victime comme étant la source de ce malaise. Il part du principe que si l’on souhaite sortir d’un problème relationnel, il vaut mieux s’attacher aux solutions qu’aux raisons qui en sont la cause. Ainsi, un message clair ne conduira pas des enfants à rechercher le pourquoi de ce qui les oppose. En revanche, il préfèrera orienter leur discussion vers des idées qui pourraient résoudre le différend.

De manière précise, ce message clair s’énonce ainsi : 1 – « Ce que tu m’as fait m’a fait souffrir et je vais te faire un message clair. » 2 – « Quand tu … » La victime explique ce qui s’est passé. 3 – « Ça m’a … » Elle exprime avec des mots * les émotions qu’elle a ressenties.  4 – « Est-ce que tu as compris ? » La victime demande au persécuteur si le message était bien clair et, par là même, s’il est d’accord pour ne plus recommencer voire s’excuser.

Un message clair se veut donc une rencontre non-violente entre deux personnes en conflit qui vont être amenées à se dire d’abord ce qui, dans les faits, a été la cause de la souffrance et ensuite les sentiments que ces faits ont produits (ce que ça fait dans les cœurs).

Lorsque celui qui est identifié comme le persécuteur accepte le message clair (« Oui j’ai compris », « Je m’excuse », « J’aurais pas dû te faire ça », …), le conflit est très souvent résolu et rapidement oublié. Lorsqu’en revanche, ce persécuteur refuse le message clair (« Je suis pas d’accord », « Oui mais toi tu m’avais fait ça », moqueries, rires, …), la victime est alors en droit de déposer une critique au conseil, lui demandant ainsi de trouver une solution ou même de solliciter un adulte pour tenter de régler le problème.

Dans les faits, environ ¾ des conflits peuvent être résolus à travers ces messages clairs. Ces réussites tiennent à deux facteurs. Pour la victime, c’est l’occasion de voir sa souffrance prise en compte et donc de se sentir soulagée d’avoir pu honnêtement exprimer ce qui lui faisait mal. Pour le persécuteur, c’est un moment important : d’une part parce qu’il va avoir la possibilité de prendre conscience qu’une de ses attitudes a pu entraîner une souffrance et d’autre part parce qu’il va pouvoir marquer son regret. A l’inverse, lorsqu’un message clair n’aboutit pas positivement, sa tentative permet au moins de situer les échanges dans la parole qui devient alors un tiers médiateur sur lequel les enfants peuvent s’appuyer en lieu et place des agressions physiques.

Une des principales conditions pour qu’un message clair puisse être utilisé efficacement est qu’il s’adresse à des enfants sensibilisés. Nous avons choisi pour cela d’organiser de petites formations dans chaque classe. Elles consistent à ce chacun découvre d’abord ce qu’est le message clair (le plus souvent une simple démonstration suffit), sache ensuite dans quelles situations il peut être employé (ni pour des « tas de sables », ni pour des problèmes importants) et enfin en maîtrise la formulation (la double acception « Ce qui s’est passé – Les émotions ressenties »). Nous utilisons souvent des jeux de rôles dans lesquels les enfants s’investissent pour s’essayer de manière fictive à la démarche. A la suite de cette courte séance, certains enfants parmi les plus compétents peuvent devenir des « maîtres-messages-clairs » au service de ceux qui n’y arrivent pas encore par eux-mêmes.

Ces messages clairs se déroulent sans la présence de l’adulte et, en fonction de ce qui se décide dans chaque classe, notamment à travers le conseil, ils peuvent se faire pendant les récréations ou lors des moments de classe, dans le couloir.

* Mots outils pour exprimer ses émotions et ses sentiments

en colère découragé(e) coupable jaloux(se) fatigué(e) seule(e) impatient(e) frustré(e) inquiet(e) énervé(e) malheureux(se) déçu(e) nerveux(se) triste avoir de la peine

mal peur honte

Message clair 1 :

Jérémy – « Je veux te faire un message clair. (Les deux enfants se lèvent et vont dans le couloir). Ce que tu m’as fait m’a fait souffrir, je vais te faire un message clair. Tout à l’heure, tu m’as demandé de t’aider pour la fiche de géométrie et j’ai dit oui. Mais maintenant tu fais que rigoler et t’écoutes pas ce que je te dis. Moi ça me met en colère et j’ai envie que tu t’arrêtes parce que j’ai autre chose à faire et je crois que tu te moques de moi. As-tu compris ? »

Ridoine – « Oui j’ai compris. »

Message clair 2 :

Mennana – (En remontant de la récréation) « Ce que tu m’as fait m’a fait souffrir. Je vais te faire un message clair. C’était pendant la récréation, t’arrêtais pas de me dire Mezzaza Mezzaza et moi ça m’énerve. Je t’ai demandé d’arrêter mais tu continuais. Moi ça me donne envie de me moquer de toi aussi et de te dire un autre surnom et ça me fait de la peine parce que mon prénom c’est Mennana et c’est ma maman qui l’a choisi. As-tu compris ? »Thaleb : « Oh la la ! Et toi t’as vu ce que t’as fait ? Tu dis à toutes les autres que j’aime Fatima et c’est pas vrai alors là je crois que tu ferais mieux de te taire là ! »

Mennana : « Ça c’est n’importe quoi et j’te critique au conseil. »

 

« A quoi te servent les messages clairs ? »

 

« Pour moi, un message clair sert à régler un problème qui n’est pas très dangereux. Ça sert aussi à ne pas passer par le conseil et donc à ne pas se servir des sanctions. » (Arslan – 9 ans)

« Ça sert à régler les problèmes sans les maîtres. On apprend à trouver des solutions tout seul. » (Ichem – 8 ans)

« Un message clair sert à régler les problèmes en parlant. Au lieu de se battre, on dit ce qu’on a dans le cœur au moment de la dispute. » (Mennana – 10 ans)

« Les messages clairs servent à régler des problèmes, à se sentir bien dans son cœur et à ne plus recommencer. » (Jérémy – 9 ans)

 

POUR FAIRE UN MESSAGE CLAIR

 

En faisant un message clair, tu vas essayer de trouver une solution à un conflit, sans gagnant ni perdant. Tu vas pouvoir éviter que ce conflit ne se transforme en violences.

1 – Propose le message clair à celui ou celle dont tu as à te plaindre :« Je vais te faire un message clair »

2 – Mettez-vous à l’écart des autres

3 – Décris ce qui c’est passé

4 – Exprime tes sentiments, tes émotions

5 – Demande lui s’il a compris ton message. S’il a compris, c’est qu’il s’engage à ne plus recommencer. Il peut aussi s’excuser.

7 – Si celui ou celle à qui tu as fait un message clair ne t’écoute pas, rigole ou met de la mauvaise volonté, tu peux en parler à un adulte ou au prochain conseil.

 

DES MOTS POUR EXPRIMER SES EMOTIONS ET SES SENTIMENTS

 

en colère découragé(e) coupable

jaloux(se) fatigué(e) seule(e)

impatient(e) frustré(e) inquiet(e)

énervé(e) malheureux(se) déçue(e)

nerveux(se) triste avoir de la peine

mal peur honte

 

Graduation des sanctions

 

  • Excuses verbales
  • Excuses écrites
  • Fiche de réflexion à faire signer ou pas par les parents suivant la gravité ou la répétition de l’acte en question
  • Perte momentanée de l’exercice d’un droit (celui qui a été bafoué : s’exprimer, circuler, jouer, travailler dans sa classe)
  • Isolement

dans la classe si cela se passe en cours,

dans la cour si c’est pendant la récréation : l’enfant reste à côté d’un enseignant ou sur un espace indiqué, ou devant le bureau de direction) Convocation devant le conseil des maîtres, avec ou sans la présence des parents suivant le cas

 

 

Source: http://www.cnt-f.org/nautreecole/?REPORTAGE-une-journee-ordinaire-a

Pédagogie ét révolution, édition libertarlia

Classé sous livre — antisystmescolaire @ 19 h 49 min

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse.

Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice.

Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font…

Montaigne l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… il est temps de souffler sur les braises !

L’auteur
Enseignant depuis 1995, Grégory Chambat travaille avec des élèves non-francophones dans un collège de Mantes-la-Ville (78). Militant de la CNT-éducation, il participe au comité de rédaction de la revue N’Autre école. Il a publié Instruire pour révolter, Fernand Pelloutier et l’éducation, vers une pédagogie d’action directe et coordonné le livre d’entretiens École : une révolution nécessaire (éditions CNT).

10 juin 2012

Entre les murs

Classé sous regarde — antisystmescolaire @ 9 h 29 min
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8 juin 2012

pour toi petit frère……

Classé sous l'autre école — antisystmescolaire @ 20 h 40 min
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Tes conseillers, profs, parents, docteurs, et autres policiers te disent que tu as une mauvaise personnalité et que tu ne fonctionnes pas correctement. Nous pensons qu’ils ont tort et que ce sont eux et le système mondial qui ne fonctionnent pas correctement.

L’école est une prison abusive et ennuyeuse, créée pour casser ton esprit et te maintenir dans l’ignorance. Si tu t’ennuies à l’école, c’est parce que les profs sont chiants, les thèmes traités sont sans intérêt et l’école est une cage. On ne t’enseigne que ce que le gouvernement veut que tu saches. Il y a des tas de choses intéressantes à connaître, mais l’école ne te les enseignera sûrement jamais. Tu es comme un cheval qu’on brise pour que tu sois un simple rouage dans la machine quand tu seras grand, ainsi tu consommeras, travailleras et mourras . Il faut 15 années d’école pour briser un être humain et le rendre d’accord avec la misère de la vie quotidienne. Par chance, beaucoup de jeunes continue de se rebeller. Ceux-là – ceux qui ont un esprit encore actif – sont pris pour cible par les établissements psychiatriques qui utilisent des armes infondées mais diaboliques, telles que le Trouble Oppositionnel avec Provocation (TOP) et le Trouble du Déficit de l’Attention (TDA).

La plupart des psychiatres sont juste des flics assis sur des sofa. Leur travail consiste à te faire croire qu’il y a quelque chose qui ne va pas chez toi, pour que tu ne te rendes pas comptes de ce qui ne va pas réellement :  tu vis dans une société de merde où tu sens impuissants, et cela te rend sauvage. Tu n’es pas fou – la société de masse, la guerre, la vigilance, le gouvernement, les flics, les banquiers, les armées, l’injustice, la misère,…. ça, c’est fou !! La psychiatrie est aussi inventée de toute pièce, ex : il n’y a aucune base scientifique pour tous ces troubles et par conséquent il n’y a aucune preuve de comment ou si les traitements marchent. C’est une arme politique, créée pour détruire ta confiance, ton indépendance, ton pouvoir et ton esprit.

Aucun enfant ne devrait recevoir des traitements psychiatriques. Donner des traitements psychiatriques à des enfants et une attaque et une maltraitance envers les enfants. Les docteurs n’ont aucune idée de la manière dont fonctionnent les médicaments, surtout sur des cerveaux encore en développement. Si tu veux changer la chimie de ton cerveau, soignes ton alimentation ( manges beaucoup de fruits et légumes frais et crus), fais de l’exercice et évites toute sorte d’addiction. La plupart des traitements psychiatriques et des « thérapies » comme l’électroconvulsivothérapie (ECT) sont juste des lésions cérébrales sans distinction et peuvent causer des handicaps permanents et la perte des fonctions cognitives sur les enfants et les adultes.

Les personnalités ne peuvent être mauvaises. Il est impossible d´être « troublé ». Les docteurs ne savent même pas ce qu’est une personnalité. La psyché humaine a été et sera toujours discutée, elle est un mystère, et un sujet de débat philosophique, non médical. Tu es qui tu es, et la personne que tu es est un individu à l’esprit libre emprisonné dans une société humaine et dans un monde contrôle par des petits groupes de personnes qui n’aiment pas la liberté et qui ont le pouvoir de t’oppresser.

Il n’y a rien de normal. Tout sur cette planète, et au-delà, est complètement unique. Il n’y a rien ni personne qui te soit égal dans tout l’univers. Quiconque essaie de te faire croire que la « normalité » existe est un imbécile. Quiconque utilise son autorité, force ou l’argument de l’imbécile pour te faire rentrer dans la définition de la « normalité » à travers le diagnostique psychiatrique, les médicaments, la détention, ou la thérapie comportementale induisant l’obligeance, devrait être arrêté.

Résiste aux docteurs, parents, profs et autres flics qui ne défendent pas tes intérêts. Occupe-toi de ta propre santé et de ta propre éducation, les deux sont importantes et tu en es responsable. Défend-toi contre ceux qui veulent te détruire et te contrôler.

source

La journée de la jupe

Classé sous regarde — antisystmescolaire @ 20 h 27 min

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7 juin 2012

occupation, personne dans la rue

Classé sous cursus colère — antisystmescolaire @ 12 h 59 min

Une école pour toit

Jeudi 31 mai, des parents scandalisés par les conditions de vie de certains camarades de leurs enfants qui vivent à la rue ont décidé d’occuper l’école Montbrillant dans le 3e arrondissement avec le soutien des enseignants et de la directrice pour faire pression sur la préfecture.

« Nous n’avions plus d’autre choix » expli­que une maman. « On a payé des nuits d’hôtel, on a prêté un appar­te­ment pour un week-end, mais nos res­sour­ces sont limi­tées. On ne peut pas se sub­sti­tuer indé­fi­ni­ment à l’Etat. »

Ce n’est pas la pre­mière fois que des parents d’élèves, excé­dés par la vio­la­tion de la loi et la pré­sence d’enfants sco­la­ri­sés à la rue, occu­pent une école. A Lyon, depuis la fin du plan froid, les actions se mul­ti­plient.

La semaine der­nière, c’était des parents d’élèves de l’école Victor Hugo dans le 1er arron­dis­se­ment qui s’étaient révol­tés.
Des famil­les héber­gées dans le cadre du plan froid avaient été remi­ses à la rue par la pré­fec­ture et la DDCS en toute illé­ga­lité mi avril. La maire du 1er arron­dis­se­ment Nathalie Perrin-Gilbert avait payé des nuits d’hôtel le ne solu­tion de relo­ge­ment n’a été trou­vée.  Le 19 mars, c’étaient des parents de l’école Michel Servet qui s’étaient émus du sort d’une autre famille qui vivait dans un squat et dont la fille aînée est sco­la­ri­sée dans l’école.
Après plu­sieurs jours d’occu­pa­tion, la famille a été placée dans un foyer par la pré­fec­ture. Comme quoi, quand le préfet veut, il peut.

Depuis jeudi, c’est donc au tour de l’école Montbrillant où des parents se relaient pour occu­per l’école afin de que des pro­po­si­tions de relo­ge­ment soient faites à deux famil­les.
Une famille est ori­gi­naire du Kosovo. La maman et ses deux enfants ont été mis à la porte du centre d’accueil pour réfu­giés où ils étaient héber­gés après le rejet de leur dos­sier de demande d’asile.
Certains n’ont appa­rem­ment pas encore com­pris que l’héber­ge­ment était incondi­tion­nel et ne dépen­dait pas du tout du statut admi­nis­tra­tif des per­son­nes héber­gées.
L’autre famille est rou­maine. Hébergée cet hiver dans le cadre du plan froid, elle a été remise à la rue en toute illé­ga­lité mi avril. Depuis la maman et ses deux enfants dor­ment dans un garage. Le soir, après l’école, les enfants font leurs devoirs à la bougie. La nuit, quand il pleut, ils sont réveillés par les cou­ver­tu­res trem­pées car le toit n’est pas étanche.

Les famil­les appel­lent le 115, jour et nuit. Sans aucun résul­tat. Pourtant la loi est très claire : « Toute per­sonne sans abri en situa­tion de détresse médi­cale, psy­chi­que et sociale a accès, à tout moment, à un dis­po­si­tif d’héber­ge­ment d’urgence. » [1]
Une ordon­nance du Conseil d’Etat a confirmé que le refus d’un héber­ge­ment d’urgence cons­ti­tuait une vio­la­tion d’une liberté fon­da­men­tale [2]

Du côté de la pré­fec­ture, on fait le mort. On semble atten­dre une nou­velle cir­cu­laire pour savoir si on conti­nue à violer la loi comme on l’a tou­jours fait. Ou pas. Le préfet et la DDCS n’avaient pour­tant pas attendu les consi­gnes de Cécile Duflot pour reje­ter à la rue des dizai­nes de famil­les avant le 22 mai et même le jour de la décla­ra­tion de la Ministre. [3]
Du coup ce sont plus de 300 per­son­nes qui appel­lent chaque soir le 115 pour un héber­ge­ment d’urgence et se retrou­vent sans solu­tion. Il y a quel­ques mois, quand on disait au préfet que des per­son­nes dor­maient à la rue l’hiver, il piquait une crise et mena­çait de procès. Et le reste de l’année, on a le droit de le dire ?

En tout cas des parents d’élèves, eux, font le cons­tat que des enfants sont obli­gés de dormir dehors et déci­dent d’agir. La réflexion de cette mère de famille est exem­plaire :

« C’est insup­por­ta­ble que ces enfants soient obli­gés de dormir dehors. Notre action, c’est pour les aider à trou­ver une solu­tion. Mais c’est aussi une façon de répon­dre aux ques­tions de nos pro­pres enfants qui nous deman­dent pour­quoi leur copine est à la rue, pour­quoi elle n’a pas de maison.
Il y a un moment où en tant que parent on doit pren­dre ses res­pon­sa­bi­li­tés et ne pas tou­jours dire à nos enfants qu’on ne peut rien faire. »

Ne plus dire qu’on ne peut rien faire face à des enfants qui dor­ment dehors, face à la pré­ca­rité, face à l’injus­tice, face à un préfet qui viole la loi qu’il est censé appli­quer.
Ne plus dire qu’on ne peut rien faire et occu­per une école.

A Lyon, la poli­ti­que de Sarkozy à l’égard des plus dému­nis et sa mise en œuvre par son préfet sont catas­tro­phi­ques. Elles abou­tis­sent aujourd’hui à des situa­tions insup­por­ta­bles dont les enfants sont les pre­miè­res vic­ti­mes. Le sec­teur de l’urgence va donc devoir comp­ter avec de nou­veaux acteurs : les parents d’élèves et les ensei­gnants. Et ce n’est pas plus mal. Face à l’iner­tie des pou­voirs publics en la matière et à la com­pli­cité plus ou moins active d’asso­cia­tions sub­ven­tion­nées par l’Etat, on peut espé­rer que ces actions contri­bue­ront à bouger les lignes et à obli­ger au res­pect de la loi.

Le mou­ve­ment d’occu­pa­tion des écoles pour­rait bien faire tâche d’huile et s’étendre si aucune solu­tion n’était appor­tée rapi­de­ment, au moins pour les enfants qui, encore moins que les adul­tes, n’ont rien à faire à la rue.

Philippe Alain-rebellyon.info

libérez Samir!!!

Classé sous cursus colère — antisystmescolaire @ 12 h 48 min

libérez Samir!!! dans cursus colère spip.php?action=acceder_document&arg=14636&cle=afe7c3d68eb9aa1267757e2ca3b530a6600fdcb4&file=jpg%2Farton10949

Samir a été arrêté il y a trois ans et demi, en décembre 2008, au cours d’une manifestation lycéenne. Seul manifestant à être placé en détention pour avoir, avec d’autres, retourné une voiture sur la chaussée, il prend 8 mois en comparution immédiate. Depuis, à chaque fois qu’il approche de la fin de sa peine, par hasard évidemment, il est à nouveau condamné pour des embrouilles avec les surveillants. Sa peine a ainsi été rallongée de 12 mois dans un premier temps, puis de 14, et encore de 12 en janvier 2012 !

Au bout 40 mois, Samir est aujourd’hui incarcéré à Bourg-en-Bresse et ne devrait sortir, au mieux, qu’en janvier 2013 ! Voici un récapitulatif de sa situation. Des proches appellent à à sa libération et à un grand rassemblement le 6 juin à 14h devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon ! N’ajoutons pas le silence à l’infamie. N’oublions pas Samir !

Samir cumule tout ce qui dans cette société peut être repro­ché. Il est Arabe, il ne tra­vaillait pas au moment de son arres­ta­tion et rési­dait à Vaulx-en-Velin. Le profil type pour passer par la case prison au moin­dre écart de conduite. Il a aujourd’hui 26 ans et déjà plus de 3 années de sa vie pas­sées der­rière les bar­reaux.

Sa situa­tion est fina­le­ment assez tris­te­ment banale – être condamné à plu­sieurs mois d’empri­son­ne­ment pour un geste dans une mani­fes­ta­tion. Mais ce qui est frap­pant, c’est que plus le temps passe, plus la situa­tion devient aber­rante. Moins on voit com­ment Samir pour­rait un jour sortir de prison.

C’est absurde et en même temps, dans la par­ti­cu­la­rité de son cas, c’est la logi­que géné­rale pous­sée à l’extrême de tout un monde qui s’y déploie. Un monde où le fait de retour­ner une bagnole en manif devient « des­truc­tion [sic] de bien d’autrui com­mise en bande orga­ni­sée », où une bous­cu­lade avec des sur­veillants de prison agres­sifs et en supé­rio­rité numé­ri­que se trans­forme en « vio­len­ces volon­tai­res n’ayant pas excédé une inter­rup­tion tem­po­raire de tra­vail de plus de 8 jours ». Ce qui arrive à Samir n’est pas la marge, l’excep­tion de ce qui se passe en prison, c’est son sinis­tre fonc­tion­ne­ment quo­ti­dien : des sur­veillants qui ont toute liberté pour har­ce­ler les déte­nus qui ont le mal­heur de ne pas leur plaire ou de ne pas être assez doci­les, des syn­di­cats de sur­veillants qui les sou­tien­nent et qui à chaque alter­ca­tion se plai­gnent en exi­geant plus de moyens avec une jus­tice qui cau­tionne tout cela [1]. Et Samir au milieu de tout ça, qui enchaîne peine sur peine. La machine péni­ten­tiaire fonc­tionne de sorte à ce que quand vous êtes dans son col­li­ma­teur, tout est fait pour vous écraser. Il y a par exem­ple ce vieux sursis de plu­sieurs années de Samir qui tombe après une embrouille avec un maton, juste avant sa sortie en 2009. Il a les pro­vo­ca­tions répé­tées de cer­tains matons. Il y a les amen­des et sur­tout les dom­ma­ges et inté­rêts exor­bi­tants à verser aux matons « vic­ti­mes » à chaque nou­veau juge­ment au tri­bu­nal. Il y a l’impos­si­bi­lité désor­mais de sortir vu son passé en prison [2]. Il y a ces deux matons qui l’accom­pa­gnent quo­ti­dien­ne­ment dans tous ses dépla­ce­ments puis­que l’AP le consi­dère comme un détenu « vio­lent » à l’encontre des sur­veillants. De quoi deve­nir vite dingue.

Dernières infos : le cycle semble ne jamais pren­dre fin. Après son trans­fert à Bourg-en-Bresse, quand sa mère vient le voir au par­loir, il a le bras dans une attelle ; on ne sait pas quand ni com­ment ça s’est pro­duit. Sur le moment, les sur­veillants refu­sent de lui trans­met­tre son linge sale sans expli­ca­tions. La mère s’énerve, demande des expli­ca­tions et est aus­si­tôt inter­dite de par­loir.
Le 23 avril, éclate une alter­ca­tion entre Samir et un maton, il est immé­dia­te­ment placé au mitard. Il entame alors une grève de la faim.
Le 30 avril, une per­son­nelle du SPIP (le Service péni­ten­tiaire d’inser­tion et de pro­ba­tion) annonce à sa famille qu’il est sorti du mitard, appa­rem­ment sur ordre d’un méde­cin, et qu’il a arrêté sa grève de la faim.

Pour sa libé­ra­tion, le réta­blis­se­ment des par­­loirs avec sa mère ainsi que la fin des vexa­­tions, bri­­ma­­des et autres pro­­vo­­ca­­tions à son encontre, ras­sem­ble­ment le 6 juin à 14h devant le Tribunal de Grande Instance de Lyon.

3 juin 2012

Pourquoi je suis un lycéen anarchiste

Classé sous écoute — antisystmescolaire @ 19 h 50 min

Parce que c’est un élevage où tout preuve d’individualité se casse pour obeir au cadre de la société.

Parce que c’est la couveuse où chaque maillon, chaque rouage, de la société se formate.

Parce qu’il ne rend pas les etres tous égaux, et meme il construit l’aparteid sociale et culturelle, favorisant donc l’imcompréension éternelle entre le fils de cadre et la fille du maçon.

Parce qu’en fonctionnant sur le chacun pour soit, la compétition, la surveillance et la punition, il n’est pas simplement à l’image du système: Il produit des individus frutré de l’intérieur qui reproduiront les meme schéma sur leurs descendant.

Parce que la domination adulte/enfant n’est pas moindre, en effet, elle forme  un changemant spirituelle profond de nos société.

Parce que l’école peut etre autrement, qu’elle à plein de belles choses à construire, et que des gens, aujourd’hui, instruisent pour révolter, éduquent pour émanciper.

Nique le système……….scolaire  

le son en dit mieux

 

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